Cet ouvrage est un traité spirituel invitant à la méditation sur la brièveté du temps et l'urgence de se convertir, face aux réalités de la damnation et de la félicité éternelles.Le volume s'ouvre sur une préface dédiée au Révérend Père Jérémie Drexelius (1581-1638), Jésuite bavarois célèbre pour la puissance de ses sermons et le succès immense de ses écrits. L'éditeur justifie cette nouvelle traduction par l'exceptionnelle popularité de l'auteur au XVIIe siècle, attestée par les 170 000 exemplaires vendus à Munich et les éloges de figures éminentes comme le nonce Pierre-Aloïse Caraffa. Considérations sur l'éternité , le premier de quatre opuscules majeurs de Drexelius, sert d'exhortation à la méditation eschatologique. La préface souligne la qualité littéraire de l'œuvre, qui allie une profonde connaissance de l'Écriture et des Pères de l'Église à une érudition tirée des littératures grecque, romaine et de l'histoire. En mêlant doctrine et exemples concrets, Drexelius évite l'ennui pour offrir une lecture instructive et pieuse, particulièrement destinée aux prêtres et communautés religieuses.Le traité se déploie en neuf considérations visant à imprégner l'âme chrétienne de la notion d'éternité. L'auteur commence par la définir par la négation, suivant Platon et Saint Augustin, car elle dépasse l'entendement humain. Il utilise des symboles antiques (le cercle sans fin, le basilic) et des phénomènes naturels (les volcans, l'amiante) pour illustrer la nature infinie des réalités futures.Une section centrale détaille les six choses éternelles en enfer : le réprouvé, sa prison, le feu, le ver de la conscience, la sentence et la peine du dam. Drexelius défend la rigueur de cette punition en expliquant qu'une faute momentanée offense la Majesté infinie de Dieu, rendant le châtiment perpétuel nécessaire, d'autant que la volonté de pécher persiste chez le damné.L'auteur dénonce ensuite la vanité du monde terrestre. Il oppose la fausse éternité des monuments romains à